ALLIANCE PRO

Les six groupes constitutifs d’Alliance professionnelle (Agrica, Audiens,...

RAPPROCHEMENTS

Si les travaux destinés à unir Malakoff Médéric et Humanis sont...

Permanence juridique du 13 juillet 2018

La prochaine permanence aura lieu le 13 juillet 2018 de 14 h à 17 h.    

Malakoff Médéric et Humanis préparent leur alliance

Les sommitales des deux groupes de protection sociale (GPS) ont décidé, le 21 mars à l’unanimité (sauf la CGT qui n’a pas pris part au vote), « d’approfondir les travaux en vue d’un rapprochement en retraite complémentaire et en assurance de personnes ».

Cela n’est pas encore fait mais cela a des chances d’aboutir », a réagi un syndicaliste à l’annonce de cette probable union entre Malakoff Médéric (MM) et Humanis. Si l’idée était dans l’air depuis la création d’Humanis en 2012, les choses se sont précipitées cet automne avec la création au 1er janvier 2019 du régime unifié Agirc-Arrco et son corollaire, la mise en place d’un modèle d’organisation mutualisée entre les GPS, assorti d’un plan d’économies de gestion de 300 M€ d’ici 2022 (PSI n° 1096). Les études lancées en janvier montrent que « des synergies sont possibles dans des conditions sociales paisibles, vu notre démographie », constate un administrateur patronal de MM, tout en sachant qu’en pesant 40 % de la retraite complémentaire, tous deux obligent de facto les autres à les suivre…

Comme un rapprochement limité à la retraite aurait généré des coûts supplémentaires de désimbrication des activités, les sommitales ont choisi d’étudier l’extension de leur projet à l’assurance de personnes. Cette issue permettrait déjà à Humanis de combler le déficit de provisionnement de 240 M€ annoncé fin décembre (PSI n° 1101). « L’un des points en discussion concerne la part de réassurance que MM pourrait prendre dès 2017 dans Humanis », confirme un proche du dossier. Sachant qu’avec 1,7 Md€ de fonds propres (TSD compris) pour 2,5 Mds€ de chiffre d’affaires, « Humanis n’est pas en difficulté financière », répète-t-on au sein des deux gouvernances. Surtout, à l’heure des méga-fusions annoncées, « cette alliance permettrait de constituer un groupe d’assurance à dominante paritaire », se félicite un administrateur de MM.

«Cela ne règle pas les faiblesses intrinsèques des GPS en termes d’absence de réseau de distribution ou de modèle interne », tempère un autre spécialiste. Si les deux GPS espèrent faire confirmer leur alliance par leurs assemblées générales de juin, ils devront aussi faire sauter le verrou qui, depuis le relevé de décision de 2013 (PSI n° 907), interdit à une institution de peser, à elle seule, plus de 30 % de l’Agirc-Arrco.

Paru dans Protection Sociale Informations: N° 1115 du 28/03/2018